{"type":"document","data":{"id":"d668bbfa-1487-4f99-aa45-776022a9a7bc","localeString":"fr-BE","publishDate":"2025-02-03T16:37:08.601+01:00","contentType":"onecms:editorialPage","hasMacro":false,"flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"robotInstruction":{"noIndex":false,"noFollow":false},"description":"Découvrez les mesures clés de l'accord de coalition fédéral ayant un impact sur votre patrimoine."},"mainHeaderZone":{"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"title":"L'accord de coalition fédérale : mesures clés ayant un impact sur votre patrimoine","body":"Après des mois de discussions, les différents partis sont parvenus à un accord de coalition fédérale. Vous trouverez ci-dessous une brève analyse des éléments susceptibles d'avoir un impact sur votre patrimoine.","headerImage":{"type":"image","width":4000,"original":"https://assets.ing.com/m/15f0ef5176fb25d0/original/Two-Belgian-flags-hang-from-the-balconies-of-a-building-1.jpg","extension":"jpg"}},"backLink":{"textLink":{"url":"/fr/private-banking/publications/actualite-juridique-et-fiscale","text":"Publications"}},"date":"2025-02-03","readingTime":10},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"La contribution de solidarité... ou l'impôt sur les plus-values"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Entrons dans le vif du sujet avec l&apos;une des questions les plus controversées, l&apos;impôt sur les plus-values.</p><p>Alors que jusqu&apos;à présent aucun impôt n&apos;était dû sur les plus-values, l&apos;accord de coalition prévoit une « contribution générale de solidarité » de 10 % sur les plus-values réalisées lors de la vente d&apos;actifs financiers. Cela s&apos;applique également aux crypto-actifs (dont les comptes doivent désormais être notifiés au point de contact central).</p><p>Cette taxe ne sera due que sur les plus-values à partir de l&apos;entrée en vigueur de la taxe. <strong>Les plus-values historiques sont exonérées, il n&apos;est donc pas nécessaire d&apos;encaisser rapidement vos plus-values. </strong></p><p>Pour limiter l&apos;impact sur les petits investisseurs, une exonération (à indexer annuellement) a été prévue, selon laquelle la base imposable s&apos;élevant à 10 000 euros peut être exonérée. En d&apos;autres termes, les premiers 10 000 euros de plus-value sont exonérés d&apos;impôt.</p><p>L&apos;imposition des plus-values est également compensée par la déductibilité des moins-values, mais dans une mesure limitée. Celles-ci ne peuvent être déduites que de cette catégorie de revenus (pas de plus-values, pas de déductibilité) et, en outre, ne peuvent être reportées sur une année ultérieure.</p><p>Toutefois, à l&apos;heure actuelle, on ne sait pas encore exactement comment cette contribution de solidarité sera calculée, comment la taxe sera perçue (retenue à la source ?) et sur quel type d&apos;investissement (uniquement les actions ou également les fonds et autres types d&apos;investissement) elle sera due.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Taxe sur les comptes-titres"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Bien qu&apos;il ait été longtemps question d&apos;augmenter le taux de la taxe sur les comptes-titres (la taxe sur les comptes-titres dont la valeur moyenne est supérieure à 1 million d&apos;euros), le taux de 0,15 % est maintenu. Toutefois, des efforts supplémentaires seront déployés dans la lutte contre l’évasion de cette taxe.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Régularisation fiscale"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Dans le passé, plusieurs cycles de régularisations fiscales ont déjà permis la régularisation de fonds qui n&apos;avaient pas été soumis à leur régime fiscal normal.</p><p>Cela permettait, moyennant le paiement d&apos;une amende, de régulariser les impôts non payés sur le revenu et le capital et d&apos;obtenir l&apos;immunité (pénale). Cela a rapporté au fisc un total de plus de 4 milliards et a permis le rapatriement de nombreux fonds en provenance de l&apos;étranger.</p><p>La dernière régularisation fiscale a pris fin en 2023, mais une nouvelle sera réintroduite avec des taux légèrement plus élevés :</p>"}},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<ul><li>Pour le capital non prescrit fiscalement : 30 % ;</li><li>Pour le capital prescrit fiscalement : 45 %, sauf si le contribuable peut démontrer sa bonne foi.</li></ul>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Options sur actions / warrants"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Bonne nouvelle pour ceux qui peuvent bénéficier des options sur actions / warrants. Alors qu&apos;il avait été question auparavant de prévoir une contribution de solidarité de 5 % sur celles-ci, cette idée semble avoir disparu dans les dernières versions de la note.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"L'accord de coalition comprend également des mesures ayant un impact sur les entrepreneurs."},{"componentType":"sectionTitle","title":"Contribution de solidarité"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Les entrepreneurs seront également soumis à un impôt sur les plus-values lorsqu&apos;ils vendront les actions de leur entreprise.</p><p>Pour ceux qui détiennent au minimum 20 % dans une entreprise et qui souhaitent vendre leurs actions, il y aura une exonération jusqu&apos;à 1 million d&apos;euros de plus-value.</p><p>Il y aura également un impôt progressif par tranches pour les entrepreneurs actionnaires :</p>"}},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<ul><li>Les plus-values comprises entre 1 million et 2,5 millions d&apos;euros seront taxées à 1,25 %</li><li>Les plus-values comprises entre 2,5 et 5 millions d&apos;euros seront taxées à 2,5 %</li><li>Les plus-values comprises entre 5 et 10 millions d&apos;euros seront taxées à 5 %</li><li>Les plus-values supérieures à 10 millions d&apos;euros seront taxées à 10 %</li></ul><p>Il n&apos;est pas encore précisé pour quels entrepreneurs/actionnaires cet impôt progressif s&apos;appliquera.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Régime des Revenus Définitivement Taxés (RDT)"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Le régime de la « déduction RDT » prévoit que lorsqu&apos;une société mère perçoit les dividendes des actions d&apos;une filiale, elle bénéficie d&apos;une déduction de ces revenus à l&apos;impôt des sociétés. Cela permet d’éviter que les bénéfices de la filiale, déjà taxés à l&apos;impôt des sociétés, soient taxés une seconde fois au niveau de la société mère. La double imposition est ainsi évitée.</p><p>Pour que le régime RDT s&apos;applique, il faut que la société mère détienne au moins 10 % de la filiale (condition de participation) ou que sa participation ait une valeur d’au moins 2,5 millions d’euros.</p><p>Ces conditions ont permis à certains investissements de bénéficier de cette déduction. Afin de mettre à jour ce régime, quelques changements sont prévus.</p><p>La condition de participation de 10 % sera maintenue, mais la valeur d’acquisition de 2,5 millions d’euros sera portée à 4 millions d&apos;euros pour et entre les grandes entreprises (définition art. 2, §1, 4°/1 CIR). Pour ces dernières, une condition supplémentaire importante sera ajoutée : la participation doit désormais avoir la nature d&apos;immobilisation financière. Cela signifie que l&apos;entreprise vise à établir un lien durable avec la société dans laquelle elle investit, plutôt que de la considérer comme un simple investissement.</p><p>Enfin, la déduction RDT sera transformée en exonération. Il s&apos;agit plutôt d&apos;une correction technique visant à rendre le régime plus compatible avec la réglementation européenne.</p><p>Les SICAV RDT (un véhicule d&apos;investissement qui permet à l&apos;entreprise qui y investit de bénéficier des conditions du régime RDT) continueront d&apos;exister, mais une taxe de 5 % sera prévue sur la plus-value réalisée à la sortie.</p><p>L&apos;imputation du précompte mobilier sur l&apos;impôt des sociétés ne sera possible que dans la mesure où la société réceptrice octroie la rémunération minimale des dirigeants d’entreprise (qui passera de 45 000 à 50 000 euros) dans l’année de revenus de la réception du paiement.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Réserve de liquidation"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Les propriétaires de PME peuvent transférer de l&apos;argent de leur société vers leur patrimoine privé en bénéficiant d&apos;avantages fiscaux grâce à ce que l&apos;on appelle une réserve de liquidation.</p><p>Cela vous permet de comptabiliser annuellement (une partie) du bénéfice imposé sur un compte de passif séparé contre le paiement d&apos;un impôt sur les sociétés supplémentaire de 10 % sur la réserve constituée.  Après une période d&apos;attente de 5 ans, vous pouvez alors distribuer la réserve de liquidation sous forme de dividende au taux de 5 % de précompte mobilier, voire de 0 % en cas de distribution consécutive à la cessation d&apos;activité de votre société. Si vous distribuez la réserve de liquidation plus tôt, vous devrez payer un précompte mobilier de 20 %.</p><p>L’accord de gouvernement fait passer le taux de retenue à la source de 5 à 6,5 % à partir du 1er janvier 2026 pour les réserves de liquidation nouvellement constituées, mais réduit la période d&apos;attente de cinq à trois ans. Le coût sera donc légèrement plus élevé, mais vous obtiendrez votre argent plus rapidement. Les distributions anticipées, effectuées dans les 3 ans, seront imposées au taux normal de 30 % de précompte mobilier.</p>"}},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Outre les mesures susmentionnées, il existe de nombreuses autres mesures qui ont une incidence sur votre patrimoine. Dans les semaines et mois à venir, les principes de l&apos;accord de gouvernement seront traduits en textes législatifs et vous obtiendrez plus de détails via votre banquier.</p><p> </p><p> </p><p> </p><p> </p>"}}]}}}