{"type":"document","data":{"id":"c68e4143-745d-409b-8749-0cdee2589d52","localeString":"fr-BE","publishDate":"2026-04-08T07:44:07.122+02:00","contentType":"onecms:editorialPage","hasMacro":false,"flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"robotInstruction":{"noIndex":false,"noFollow":false},"description":"Réformes fiscales 2025 : mesures anti-abus, taxe, compte-titres, TOSA, Tax on securities accounts, 1 million, taxe sur les comptes-titres"},"mainHeaderZone":{"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"title":"Réformes fiscales : mesure anti-abus","subtitle":"Retrouverez ci-dessous toutes les informations concernant les modifications intervenues en matière de taxe sur les comptes-titres.","body":"La taxe annuelle sur les comptes-titres (0,15 %, 30 % une fois que la loi entrera en vigueur) reste d'application. La Loi-Programme du 18 juillet 2025 prévoit une nouvelle mesure anti-abus spécifique destinée à contrer les possibles stratégies d’évitement de la taxe mentionnées dans un rapport de la Cour des comptes.","headerImage":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/17cbb277-73bc-4d96-af8c-492ca1a43684/Two-Belgian-flags-hang-from-the-balconies-of-a-building-1","type":"image","width":4000,"original":"https://assets.ing.com/m/15f0ef5176fb25d0/original/Two-Belgian-flags-hang-from-the-balconies-of-a-building-1.jpg","extension":"jpg"}},"backLink":{"textLink":{"url":"/fr/particuliers/investir","text":"Actus"}},"date":"2026-01-20","readingTime":15},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"highlight","richBody":{"value":"<p><strong><span><span><span>En quoi consiste la taxe sur les comptes-titres ?</span></span></span></strong></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Cette taxe annuelle sur les comptes-titres  (0,15 %, 30 % une fois que la loi entrera en vigueur) s’applique lorsque la valeur moyenne des instruments financiers imposables sur un compte-titres dépasse 1 million d’euros au cours de la période de référence. </span></span></span></span></p><p><br /><span><span><span><strong>Mesures anti-abus : contexte et opérations concernées</strong><br />Un rapport de la Cour des comptes a indiqué que la taxe sur les comptes-titres pouvait être contournée par des stratégies d’évitement. La coalition Arizona a proposé au législateur d’introduire une nouvelle mesure anti-abus spécifique pour les contrer.</span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Deux opérations sont spécifiquement visées : les « conversions » et les « <strong>transferts</strong> » de titres.</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Ces opérations doivent être déclarées par l’institution financière auprès de l’administration fiscale belge.</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Elles sont présumées par la loi comme ayant été accomplies dans le seul but d’éviter la taxe sur les comptes-titres mais celui qui a effectué une telle opération peut apporter la preuve du contraire auprès de l’administration fiscale belge.</span></span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Questions fréquentes"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p></p>"}},{"componentType":"accordion","accordionList":[{"title":"Qui est concerné par la taxe sur les comptes-titres ?","richBody":{"value":"<p>La taxe annuelle sur les comptes-titres concerne :</p><ul><li>toutes les personnes physiques et morales,</li><li>les résidents belges pour les comptes-titres détenus en Belgique et à l’étranger,</li><li>les non-résidents uniquement pour les comptes-titres détenus en Belgique.<br />Si le non-résident est domicilié dans un pays ayant conclu une convention préventive de la double imposition avec la Belgique, et que cette convention prévoit que seul l’État de résidence peut taxer ces avoirs, alors la taxe belge ne s’applique pas, à la stricte condition de remettre chaque année à la banque belge une attestation de résidence fiscale émise par l’Etat de résidence du titulaire du compte-titres.</li></ul>"}},{"title":"Comment la taxe sur les comptes-titres est-elle calculée ?","richBody":{"value":"<p><span><span><span>La taxe s’applique lorsque la<strong> valeur moyenne des instruments financiers imposables sur un compte-titres dépasse 1 million d’euros au cours de la période de référence</strong>.</span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">La valeur moyenne est égale à la somme des valeurs des instruments financiers imposables enregistrées aux différents points de référence de la période de référence d’un compte-titres, divisée par le nombre de points de référence.</span></span></span></span><br /><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Une période de référence ordinaire commence le 1er octobre de l’année X et se termine le 30 septembre de l’année X+1.</span></span></span></span><br />Les 4 points de référence d’une période de référence ordinaire sont les 31 décembre, 31 mars, 30 juin et 30 septembre.   </p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Le nombre de titulaires du compte-titres n’a aucune influence sur le calcul. Autrement dit : la valeur moyenne n’est pas divisée par le nombre de titulaires.</span></span></span></span></p>"}},{"title":"Quelles opérations sont spécifiquement visées par les mesures anti-abus ?","richBody":{"value":"<p><span><span><span><strong><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">1. La « conversion »</span></strong></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Cette opération consiste à convertir des titres (actions, obligations, etc.) détenus sur un compte-titres auprès d’une banque, en titres nominatifs (= titres enregistrés directement au nom du propriétaire des titres dans le registre des titres de l’émetteur - par exemple, une société belge).</span></span></span></span><br /><br /><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">S</span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">i, immédiatement avant la conversion, la valeur totale des titres sur le compte-titres concerné dépasse 1.000.000 euros, c</span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">ette conversion peut être utilisée comme stratégie d’évitement fiscal. En effet, les titres nominatifs ne sont plus comptabilisés dans le compte-titres, et ne sont donc plus pris en compte dans le calcul de la base imposable.</span></span></span></span><br /><br /><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Cette conversion peut être utilisée comme stratégie d’évitement fiscal, car les <strong>titres nominatifs ne sont plus comptabilisés dans le compte-titres, et ne sont donc plus pris en compte dans le calcul de la base imposable</strong>.</span></span></span></span><br /> </p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">2. </span></span></span></span><span><span><span><strong><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Le « transfert »</span></strong><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">.</span></span></span></span><br /><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Ceci concerne le transfert, vers un ou plusieurs comptes-titres, d&apos;une partie des instruments financiers imposables inscrits sur un compte-titres si la valeur totale des titres sur le compte d’origine dépasse 1.000.000 euros immédiatement avant le transfert et pour autant :</span></span></span></span></p><ul><li>que le titulaire des comptes concernés soit le même ; ou</li><li>que le titulaire du compte au départ duquel a lieu le transfert soit cotitulaire du compte vers lequel le transfert a lieu.</li></ul><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">​​​​​​​​​​​​​​​​​​​</span></span></span></span></p>"}},{"title":"Comment l’abus fiscal est-il présumé et comment renverser cette présomption ?","richBody":{"value":"<p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Toute opération de « conversion » ou de « transfert » ainsi définie est légalement présumée abusive. En d’autres mots, la loi présume qu’une telle opération est effectuée dans le seul but d’éviter la taxe sur les comptes-titres. </span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Le contribuable (= titulaire du compte-titres qui effectue l’opération) peut néanmoins renverser cette présomption légale en apportant à l’administration fiscale belge la preuve du contraire. En d’autres mots, le contribuable peut démontrer que la conversion ou le transfert est justifié principalement par un motif autre que l’évitement de la taxe sur les comptes-titres.</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Peuvent être <strong>pris en compte</strong> pour renverser la présomption d’abus :</span></span></span></span></p><ul><li>des évènements affectant le compte-titres qui résultent de motifs techniques, opérationnels ou organisationnels propres à la banque et qui s’imposent au titulaire du compte ;</li><li>une donation (des parents aux enfants par exemple) ;</li><li>un divorce ;</li><li>un décès.   </li></ul><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Ne peuvent <strong>pas être pris en compte</strong> pour renverser la présomption d’abus :</span></span></span></span></p><ul><li><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">l’horizon de placement : scinder un compte-titres pour investir en partie dans du court terme et en partie dans du long terme ;</span></span></span></span></li><li><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">convertir au nominatif ses titres détenus en compte dans le but d’économiser des frais bancaires.</span></span></span></span></li></ul>"}},{"title":"Quel est le rôle de la banque ?","richBody":{"value":"<ul><li><strong>Calculer et percevoir la taxe (inchangé)</strong><br />Nous nous chargeons du calcul et du prélèvement de la taxe.</li><li><strong>Déclarer auprès de l’administration fiscale belge les « conversions » et « transferts » (reporting) (nouveau)</strong><br />Depuis le 29 juillet 2025, nous devons communiquer à l’administration fiscale belge les « conversions » et « transferts » ainsi définis par la loi. Cette déclaration permet à l’administration fiscale de vérifier les opérations et, si nécessaire, de demander des explications au titulaire du compte.<br />Nous transmettons automatiquement l’information à l’administration fiscale belge, sans juger si l’opération visée est abusive ou non.</li><li><strong>Vous informer des opérations communiquées à l’administration fiscale belge</strong><br />Nous informons les clients concernés des opérations déclarées. Ils pourront ainsi se préparer aux éventuelles questions de l’administration fiscale et éviter toute surprise.</li></ul>"}},{"title":"Que se passe-t-il si le motif est accepté comme preuve contraire ?","richBody":{"value":"<p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Ce n&apos;est pas parce que des opérations sont déclarées par la banque auprès de l’administration fiscale belge qu’elles sont forcément problématiques ou abusives. Comme décrit ci-dessus, il existe de nombreux motifs valables qui peuvent justifier une « conversion » ou un « transfert », si bien que la qualification d’abus fiscal n’est pas retenue. Dans de nombreux cas, il suffira de transmettre cette justification à l’administration fiscale.</span></span></span></span></p>"}},{"title":"Que se passe-t-il si le motif n’est pas accepté comme preuve contraire ?","richBody":{"value":"<p><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\"><span><span>Si l’administration fiscale rejette la justification apportée par le titulaire du compte et conclut à un abus fiscal, elle ignore l’opération (conversion ou transfert) et recalcule la taxe comme si elle n’avait pas eu lieu. Cela peut entraîner une augmentation de la base imposable, et donc une taxe supplémentaire. Celle-ci devra être payée directement par le contribuable à l’administration fiscale, sans intervention de la banque.</span></span></span></p>"}},{"title":"Quelles sont les étapes clés de l’entrée en vigueur du nouveau régime fiscal ?","richBody":{"value":"<ol><li><strong>Pubication officielle</strong><br /><span><span><span>La loi-programme a été publiée au Moniteur belge le <strong>29 juillet 2025</strong>, marquant l’entrée en vigueur officielle du nouveau régime.</span></span></span></li><li><span><span><span><strong>Application immédiate</strong><br />À partir du 29 juillet 2025, les banques doivent être en mesure d’identifier toutes les opérations visées par la nouvelle mesure anti-abus (conversion et transfert de titres).</span></span></span></li><li><span><span><span><strong>Première obligation de reporting</strong><br />Les banques devront transmettre à l’administration fiscale les informations sur ces opérations a<strong>u plus tard le 31 décembre 2025</strong>.</span></span></span></li></ol>"}},{"title":"La banque communique déjà certaines informations à l’administration fiscale, qu’est-ce qui change ?","richBody":{"value":"<p>La banque communique certaines informations à l’administration fiscale via le <strong>Point de Contact Central (PCC)</strong> de la Banque Nationale de Belgique (BNB).</p><p><strong>Qu&apos;est-ce qui est nouveau ?</strong></p><p><strong>Ajout d&apos;informations au PCC : </strong></p><ul><li>Les <strong>soldes des comptes étrangers déjà transférés via le CRS</strong> seront ajoutés au PCC.</li><li>Les comptes-titres et leurs soldes seront <strong>enregistrés individuellement</strong> et non plus de manière agrégée. </li></ul><p><strong>Utilisation plus large des informations du PCC : </strong></p><ul><li><strong>Les fonctionnaires en charge de la taxe sur les comptes-titres pourront consulter le PCC –</strong> sans indice de fraude particulier – afin de contrôler la correcte application de la taxe sur les comptes-titres.</li><li>Il est désormais possible de <strong>réaliser des analyses sur des données pseudonymisées du PCC</strong>. Une dépseudonymisation n’est possible que si des indicateurs prédéfinis révèlent un risque sérieux d’infraction. Les données provenant du PCC ne peuvent pas être communiquées au fonctionnaire qui effectue le contrôle (sauf exception légale).  Les résultats ne constituent en aucun cas une preuve de fraude fiscale et ne peuvent mener à une taxation sans contrôle classique</li></ul>"}},{"title":"Le Point de Contact Central (PCC) : qu'est ce que c'est ?","richBody":{"value":"<p><strong>Le Point de Contact Central (PCC) des comptes et contrats financiers</strong> est une base de données unique structurée contenant les informations relatives aux comptes et contrats financiers existant en Belgique. Les comptes étrangers des particuliers belges sont également enregistrés dans le PCC.</p><ul><li><strong>Consultation de la base de données du PCC par des personnes physiques et morales</strong><br />Toute personne concernée peut consulter gratuitement auprès de la Banque Nationale de Belgique les données que le PCC a enregistrées à son nom. Cela peut se faire via une consultation en ligne ou une demande écrite.</li><li><strong>Rectification de données inexactes</strong><br />Si les données communiquées par la banque sont incorrectes, on a le droit de demander une rectification ou une suppression de ces données à l’ institution financière, qui est tenue de rectifier les données inexactes dans ses propres fichiers et de communiquer ces modifications au PCC.</li></ul><p>Plus d’info sur https://www.nbb.be/fr/activites/centrales-des-credits/point-de-contact-central-des-comptes-et-contrats-financiers-pcc-0<br /> </p>"}}]}]}}}