{"type":"document","data":{"id":"af3a02c5-d876-4d6b-9d3f-c75248b16585","localeString":"fr-BE","publishDate":"2026-04-22T09:14:34.393+02:00","contentType":"onecms:editorialPage","hasMacro":false,"flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"robotInstruction":{"noIndex":false,"noFollow":false},"description":"Nos économistes analysent tous les mois les évènements qui ont eu un impact économique et financier et parlent des possibles conséquences."},"mainHeaderZone":{"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"title":"Update économique mensuel :  Le monde  attend une désescalade","subtitle":"Dans cette nouvelle édition de notre mise à jour mensuelle de nos prévisions, nous faisons le point sur les conséquences économiques des derniers développements.","body":"La guerre au Moyen‑Orient a imposé à l’économie mondiale un frein stagflationniste pesant sur l’offre, qui pèse sur la croissance et complique la conduite de la politique monétaire, même en l’absence d’une escalade totale."},"backLink":{"textLink":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers","text":"Economie et marchés financiers"}},"date":"2026-04-22","readingTime":4},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"Perturbation de l’énergie dans un contexte de demande affaiblie"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Sept semaines de conflit au Moyen‑Orient ont provoqué un choc négatif d’offre significatif, en raison des perturbations des flux énergétiques via le détroit d’Ormuz. D’importants volumes de transport de pétrole et de gaz ont été bloqués, ce qui a fortement fait grimper les prix de l’énergie et accru la volatilité sur les marchés des matières premières et financiers. Étant donné l’imprévisibilité inhérente aux conflits militaires, nous évitons ici toute prévision ciblée et construisons plutôt notre analyse économique autour d’une approche par scénarios, en mettant l’accent sur l’offre d’énergie, l’inflation et les réactions de politique économique.</p><p>Dans le scénario de base <strong>actualisé</strong>, les négociations entre l’Iran et les États‑Unis s’éternisent, maintenant les tensions à un niveau élevé, ponctuées d’actions militaires ciblées. Les flux énergétiques ne se rétablissent que progressivement au deuxième trimestre et restent inférieurs aux niveaux d’avant‑guerre au moins jusqu’à la fin de l’année, en raison d’un retour lent à la normale du transport maritime, des coûts de couvertures d’assurance et des infrastructures. Dans ce scénario, les prix du pétrole demeurent élevés à court terme et ne reculent que plus tard dans l’année, pour revenir sous les 90 USD/baril vers la fin de l’année.</p><p>L’impact macroéconomique présente des similitudes avec le choc énergétique de 2022, mais dans un contexte de demande plus faible. La confiance des consommateurs est basse et la propension à consommer est nettement inférieure à celle observée en 2022. Dès lors, l’impact inflationniste de la hausse des prix de l’énergie devrait être plus limité qu’il y a quatre ans, tandis que l’effet négatif sur l’activité économique pourrait être plus marqué. La hausse des coûts des carburants et du transport érode les revenus réels, tandis que les entreprises font face à une augmentation des coûts des intrants.</p><p>Il en résulte un frein stagflationniste: l’inflation s’accélère alors que la croissance ralentit, ce qui rend les arbitrages de politique monétaire plus délicats pour les banquiers centraux. Plus les perturbations énergétiques se prolongent, plus le risque augmente que des chocs de prix temporaires se transforment en perturbations plus larges des chaînes d’approvisionnement et en une dégradation des anticipations d’inflation.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Trois scénarios pour les prix de l’énergie"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p></p>"},"alignedImage":{"position":"bottom","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/d24c36a0-d3c3-477b-aeba-c754b8670536/Graph-1-Monthly-economic-update-220426","original":"https://assets.ing.com/asset/d24c36a0-d3c3-477b-aeba-c754b8670536/Graph-1-Monthly-economic-update-220426.jpg","extension":"jpg"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Risques inflationnistes et de politique monétaire selon les différents scénarios  énergétiques"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Alors que les flux énergétiques reviennent à environ 70 % de leur niveau normal en mai et à 90 % en juillet dans notre scénario de base, nous prenons en compte, dans les scénarios plus défavorables, des perturbations plus durables ou une nouvelle escalade. Dans ces cas, les prix du pétrole repassent au‑dessus de 100 USD/baril pour le reste de 2026, tandis qu’une escalade sévère pourrait faire grimper les prix jusqu’à 150 USD/baril au troisième trimestre.</p><p>Les réactions des banques centrales varient fortement selon les scénarios. Aux États‑Unis, le choc d’offre est plus limité et davantage restrictif pour la demande qu’en 2021‑2022, ce qui réduit la nécessité d’un resserrement monétaire prolongé. Dans la zone euro, le risque que l’inflation plus élevée ravive les anticipations d’inflation accentue la pression sur la BCE pour qu’elle intervienne symboliquement. Dans les scénarios extrêmes, l’inflation pourrait culminer à ou au‑delà de 6 % aux États‑Unis et dans la zone euro, ce qui pourrait déclencher des hausses de taux supplémentaires, appelées à être ensuite inversées à mesure que la croissance se détériore dans la zone euro.</p><p>Les réactions des marchés sont d’abord dominées par les risques inflationnistes, maintenant les rendements obligataires à des niveaux élevés à court terme. Progressivement, les perspectives de croissance plus faibles prennent davantage de poids, en particulier sur les maturités longues, ce qui limite le potentiel de hausse des taux. Pour l’EUR/USD, les différentiels de taux d’intérêt entre les deux économies restent déterminants dans le scénario de base, tandis que, dans les scénarios énergétiques plus extrêmes, la sensibilité aux prix du pétrole l’emporte sur les fondamentaux macroéconomiques.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Les trois scénarios, en chiffres"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p></p>"},"alignedImage":{"position":"bottom","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/e39c27f2-337a-4a8b-9f2b-78475d99204a/Graph-2-Monthly-economic-update-220426","original":"https://assets.ing.com/asset/e39c27f2-337a-4a8b-9f2b-78475d99204a/Graph-2-Monthly-economic-update-220426.jpg","extension":"jpg"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Nos principales prévisions ce mois‑ci"},{"componentType":"paragraph","title":"Energie","richBody":{"value":"<p>Dans le scénario de base, les flux énergétiques se rétablissent progressivement au T2, mais restent inférieurs aux niveaux d’avant‑guerre au moins jusqu’à la fin de l’année. Les prix du pétrole atteignent en moyenne 96 USD/baril au T2, avant de reculer plus tard dans l’année. Des perturbations persistantes pousseraient les prix au‑delà de 100 USD/baril, tandis qu’un scénario sévère pourrait les porter jusqu’à 150 USD/baril.</p>"}},{"componentType":"paragraph","title":"Etats-Unis","richBody":{"value":"<p>Nous continuons de tabler sur deux baisses de taux plus tard cette année. L’atténuation de l’inflation des loyers et du logement devrait limiter la hausse inflationniste liée à l’énergie, déplaçant l’attention vers un affaiblissement des dépenses des ménages.</p>"}},{"componentType":"paragraph","title":"Zone euro","richBody":{"value":"<p>Nous anticipons désormais une « hausse de précaution » de la BCE en juin. Une inflation globale autour de 4 %, une inflation sous‑jacente proche de 3 % et la remontée des anticipations d’inflation rendent l’inaction de plus en plus difficile, même si un nouveau resserrement après cette hausse de taux reste peu probable.</p>"}},{"componentType":"paragraph","title":"Chine","richBody":{"value":"<p>La hausse des prix de l’énergie soutient la dynamique de reflation, tandis que le CNY a mieux résisté que prévu malgré l’exposition liée aux importations de pétrole. Nous révisons dès lors la bande de fluctuation USD/CNY à 6,70–7,05, contre 6,85–7,20 auparavant, avec des risques désormais globalement équilibrés.</p>"}},{"componentType":"paragraph","title":"Royaume-Uni","richBody":{"value":"<p>Nous maintenons notre anticipation d’absence de hausse des taux par la Banque d’Angleterre. Un marché du travail affaibli, une politique budgétaire restrictive et des taux déjà contraignants plaident contre un relèvement des taux malgré une inflation plus élevée.</p>"}},{"componentType":"paragraph","title":"EUR/USD","richBody":{"value":"<p>Nos projections de base pour l’EUR/USD restent inchangées à 1,18 au T3 et 1,20 au T4, soutenues par des baisses de taux attendues aux États‑Unis et une hausse de taux de la BCE.</p>"}},{"componentType":"paragraph","title":"Taux d'intérêt","richBody":{"value":"<p>Nous prévoyons que le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans remonte vers 4,5 % au T2, sous l’effet des pressions inflationnistes à court terme, avant que les inquiétudes liées à la croissance ne prennent le dessus par la suite.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"En savoir plus ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Retrouvez les analyses complètes de nos experts sur l&apos;économie et les marchés financiers.</p>"}},{"componentType":"cards","cards":[{"componentType":"productCard","cardType":"product","cardSize":"small","title":"Économie et marchés financiers","intro":"Suivez l'actualité économique et financière et son impact sur votre argent grâce au décryptage de nos experts.","image":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/1460d10d-7e43-46dd-84a0-7f5cdf39dfbc/my-news-overview-1920","type":"image","width":1920,"original":"https://assets.ing.com/m/4f0272f005d6439e/original/my-news-overview-1920.jpg","extension":"jpg"},"link":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers"}}]}]},"complementaryZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"À découvrir aussi !"},{"componentType":"cards","cards":[{"componentType":"articleCard","cardType":"article","cardSize":"medium","title":"Ecocheck podcast #109","body":"Podcast | Peut-on prédire la fin du conflit au Moyen-Orient ?","image":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/28e2419c-8806-4cfc-9fb2-1c74660c591f/-109-FR","type":"image","width":3000,"original":"https://assets.ing.com/asset/28e2419c-8806-4cfc-9fb2-1c74660c591f/-109-FR.png","extension":"png"},"date":"2026-04-20","link":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers/podcast-ecocheck"}},{"componentType":"articleCard","cardType":"article","cardSize":"medium","title":"Monthly Investment Convictions","body":"Points clés : Logiciels concurrencés par les agents IA","image":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/7e371418-580c-4bd9-8953-17334e319d1a/monthly-market-review-1920","type":"image","width":1920,"original":"https://assets.ing.com/m/22631d40f2029b86/original/monthly-market-review-1920.jpg","extension":"jpg"},"date":"2026-02-26","link":{"url":"/fr/private-banking/publications/convictions-d-investissement-mensuelles"}}]}]}}}