{"type":"document","data":{"complementaryZone":{"flexComponents":[{"cards":[{"body":"Le choc des prix de l’énergie va-t-il s’étendre ?","cardSize":"medium","cardType":"article","componentType":"articleCard","date":"2026-05-12","image":{"altTextDE":"\"","altTextEN":"\"","altTextFR":"\"","altTextNL":"\"","extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/4fa5b583358325f3/original/Young-woman-using-mobile-phone-in-city.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/926e35d7-b7d1-43ce-a90b-28e9e377d48b/Young-woman-using-mobile-phone-in-city","type":"image","width":5472},"link":{"url":"https://assets.ing.com/m/43c24b16a9aebfa4/original/Economic-Hotline-FR.pdf"},"title":"Economic hotline"},{"body":"Points clés : Logiciels concurrencés par les agents IA","cardSize":"medium","cardType":"article","componentType":"articleCard","date":"2026-02-26","image":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/22631d40f2029b86/original/monthly-market-review-1920.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/7e371418-580c-4bd9-8953-17334e319d1a/monthly-market-review-1920","type":"image","width":1920},"link":{"url":"/fr/private-banking/publications/convictions-d-investissement-mensuelles"},"title":"Monthly Investment Convictions"}],"componentType":"cards"}]},"contentType":"onecms:editorialPage","flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"description":"Marchés et update financier","robotInstruction":{"noFollow":false,"noIndex":false}},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Le secteur bancaire mondial a été touché par de profondes inquiétudes quant à l&apos;impact d&apos;un resserrement agressif de la politique monétaire sur le secteur. Aux États-Unis, les petites banques régionales ont enregistré d&apos;importantes sorties de dépôts qui, combinées aux pertes latentes sur leurs portefeuilles de titres, ont conduit les banques à épuiser leurs liquidités à un rythme très rapide. Jusqu&apos;à présent, ces événements ont entraîné la faillite de trois banques régionales. Tous les déposants (y compris ceux qui n&apos;étaient pas assurés) de la Silicon Valley Bank et de la Signature Bank ont été entièrement protégés, alors que les actionnaires et certains détenteurs de titres de créance ne l&apos;ont pas été.</span></span></span></p><p><span><span><span>En Europe, Crédit Suisse a été contraint de fusionner avec son concurrent, UBS. Nous estimons que les problèmes du Crédit Suisse sont plus spécifiques à l&apos;entreprise et qu&apos;ils ont commencé bien avant les événements américains. Sa situation s&apos;est considérablement détériorée au quatrième trimestre de l&apos;année dernière, lorsqu&apos;il a souffert d&apos;importantes sorties de fonds et de dépôts de clients, qui se sont accélérées après l&apos;affaiblissement du sentiment général sur les marchés. En conséquent, les cours de bourses de la plupart des banques européennes ont été touchés par la plus grande prudence des investisseurs et les primes de risque sur la dette des banques ont augmenté, ce qui risque de rendre plus coûteux le financement des opérations par les banques.</span></span></span></p>"},"title":"Que s’est-il passé avec le secteur bancaire ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Nous ne le pensons pas. Jusqu&apos;à présent, les problèmes se sont concentrés sur les banques régionales américaines et sur une entité spécifique plus faible en Europe. Le problème européen a été plus ou moins résolu grâce aux interventions rapides du gouvernement et de la banque centrale suisses. Aux États-Unis, les problèmes sont concentrés dans des banques non systémiques, alors que les grandes banques pourraient avoir bénéficié de nouveaux dépôts et d&apos;activités attirées par leur statut systémique. La probabilité d&apos;une crise systémique de grande ampleur est donc très limitée. Jusqu&apos;à présent, aucune institution sous pression n&apos;a joué un rôle similaire à celui de Lehman Brothers dans le secteur bancaire mondial. S&apos;il n&apos;est pas exclu que d&apos;autres établissements souffrent des mêmes symptômes, un effet en cascade comme celui qu&apos;on a connu pendant la crise de 2007-2009 semble peu probable. </span></span></span></p><p><span><span><span>Aux États-Unis, même si le problème semble avoir été contenu jusqu&apos;à présent, l&apos;impact des événements récents ne s&apos;est pas encore pleinement manifesté. Les banques durcissaient déjà considérablement leurs conditions de prêt et le risque est maintenant que les conditions de prêt se durcissent encore davantage, ce qui aura un impact sur l’économie dans son ensemble. En Europe, depuis la crise financière et la crise de l&apos;euro, les grandes banques européennes sont soumises à une réglementation beaucoup plus stricte qu&apos;auparavant. Le Mécanisme de Surveillance Unique (SSM), en collaboration avec les autorités nationales de surveillance financière, a clairement amélioré la transparence, les tests de résistance et la surveillance. D&apos;une manière plus générale, le système bancaire européen est soutenu par de solides réserves de capitaux et d&apos;absorption des pertes. Celles-ci offrent aux banques une marge de manœuvre pour absorber l&apos;impact de l&apos;affaiblissement de la qualité du crédit. Les banques sont également tenues de respecter des exigences strictes en matière de liquidité (LCR) et de financement à long terme (NSFR). </span></span></span><span><span><span>Ces facteurs font que le système est généralement bien protégé contre les chocs négatifs. </span></span></span><span><span><span>En outre, en cas de nouvelles perturbations sur les marchés de financement bancaire, la BCE pourrait décider d&apos;offrir aux banques un accès à des liquidités supplémentaires, en relançant éventuellement les opérations de refinancement à long terme et/ou en réduisant à nouveau les exigences en matière de garanties.</span></span></span></p><blockquote><p><span><span><span>Ces facteurs font que le système est généralement bien protégé contre les chocs négatifs.</span></span></span></p></blockquote>"},"title":"S'agit-il de Lehman 2.0 ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Avant les événements de ces deux dernières semaines, les conditions de crédit se resserraient déjà en raison des craintes de récession et de la hausse des taux. Avec l&apos;élargissement des primes de risques pour les banques, les coûts de financement de celles-ci risquent d’augmenter et pourraient finalement conduire à des conditions de prêt encore plus strictes.</span></span></span></p><p><span><span><span>Nous étions déjà relativement prudents concernant les perspectives économiques, estimant que le resserrement rapide de la politique monétaire aurait un impact négatif sur la croissance économique. Les développements récents sont venus renforcer notre prévision d&apos;une récession aux États-Unis et d&apos;une croissance modérée dans la zone euro. La probabilité d’une récession technique s’est encore accrue dans la zone euro en raison du resserrement des conditions de crédit. Alors que les taux d&apos;intérêt sans risque ont en fait baissé, les taux de prêt bancaire sont susceptibles d&apos;augmenter encore, ce qui pourrait entraver l&apos;investissement. En outre, un certain stress financier pourrait contribuer à faire baisser l&apos;inflation plus rapidement que prévu, mais des tensions financières trop importantes entraîneraient la zone euro dans la récession. Jusqu&apos;à présent, les risques d&apos;un retour de la crise de l&apos;euro sont restés limités. Toutefois, en cas de tensions financières plus durables, la probabilité d&apos;une nouvelle crise de l&apos;euro augmenterait clairement. Aux États-Unis, la hausse des coûts d&apos;emprunt et la réduction de l&apos;accès au crédit augmentent les chances d&apos;un atterrissage brutal de l&apos;économie américaine. Cela contribuera à faire baisser l&apos;inflation plus rapidement que cela n&apos;aurait été le cas autrement. </span></span></span></p>"},"title":"La croissance économique va-t-elle être impactée ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Les banques centrales ont presque unanimement adopté le mantra selon lequel la stabilité financière et la politique monétaire peuvent être traitées indépendamment et selon lequel elles disposent d&apos;outils différents pour des problèmes différents. Il est vrai que la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne sont devenues plus agiles dans la création et la mise en œuvre d&apos;outils destinés à débloquer des secteurs spécifiques du système financier, comme en témoigne l&apos;exemple de mars 2020, où elles ont atténué les difficultés rencontrées par les fonds du marché monétaire, ou celui du Royaume-Uni, à la fin de l&apos;année dernière, avec l&apos;achat temporaire d&apos;obligations d&apos;État pour stabiliser les fonds de pension. Les banques centrales, en particulier la Fed, ont déjà réagi rapidement en mettant en place de nouveaux programmes destinés à résoudre les problèmes actuels du marché. Mais la différence entre les épisodes actuels et les épisodes précédents de tensions sur les marchés est que, actuellement, la cause principale est l&apos;environnement de taux d&apos;intérêt élevés lui-même. Il est donc difficile de dissocier les questions de stabilité financière des futures décisions de politique monétaire. </span></span></span></p><p><span><span><span>Comme l&apos;a mentionné le président de la Fed, M. Powell, après la décision sur les taux de la Fed de cette semaine, le resserrement des conditions de crédit et la baisse des prêts bancaires auraient un impact similaire à celui des hausses de taux. Cela signifie essentiellement que les banques centrales pourraient s’arrêter plus tôt dans les hausses de taux. En ce qui concerne la Fed, nous prévoyons une dernière hausse de 25 points de base en mai, ce qui laissera la fourchette des fonds de la Fed entre 5 et 5,25 %. Nous prévoyons que la Fed réduira ses taux d&apos;environ 75 points de base au quatrième trimestre, ce qui ramènerait les taux à la fourchette de 4,25-4,5 %. Nous prévoyons ensuite que les taux se dirigeront vers 3 % en 2024. Pour la BCE, les dernières tensions financières marquent également le début de la dernière phase de relèvement des taux. Il faudrait que la situation empire pour que la BCE ne procède pas à un nouveau relèvement en mai, mais cette fois-ci, une hausse de 25 points de base semble être l&apos;option la plus plausible. Après une dernière hausse de 25 points de base en juin, la banque centrale européenne devrait adopter une position d&apos;attente. L&apos;inflation de base restant obstinément élevée, nous ne voyons pas la BCE réduire ses taux avant le second semestre 2024.</span></span></span></p>"},"title":"Que vont faire les banques centrales ?"},{"componentType":"highlight","richBody":{"value":"<p><span><span><span><span>Nous estimons que le risque de contagion aux autres banques semble plutôt limité car les banques européennes sont solidement capitalisées et ont des liquidités abondantes. En outre, la réactivité des autorités monétaires semble, pour l’heure, porter ses fruits. Malgré tout, à ce stade du cycle de hausse des taux d&apos;intérêt, la volatilité des marchés est susceptible d’alimenter l’aversion au risque des investisseurs. C&apos;est la raison pour laquelle nous maintenons notre exposition neutre sur les obligations et les actions, avec une préférence pour les titres des sociétés de « qualité », c’est-à-dire présentant un bilan sain, un faible endettement et une solide profitabilité.</span></span></span></span></p>"},"title":"Quel impact pour les investisseurs ?"},{"componentType":"sectionTitle","title":"Et maintenant ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>&gt;Pour mieux comprendre l&apos;actualité économique, retrouvez <a href=\"https://www.ing.be/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers\">les analyses financières et économiques de nos experts.</a></p>"}}]},"hasMacro":false,"id":"6d1ca29e-1d7e-4901-a625-34ff1c8573e5","localeString":"fr-BE","mainHeaderZone":{"authorInfo":{"authorName":"Charlotte de Montpellier","image":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/6e8b64cbec65c8ef/original/Charlotte-De-Montpellier.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/8289bb9f-ff52-4e37-9a17-2574b0d7c3f9/Charlotte-De-Montpellier","type":"image","width":1920},"intro":"Membre du département de recherche économique d'ING.","jobTitle":"Senior économiste - ING Belgique"},"backLink":{"textLink":{"text":"Economie et marchés financiers","url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers"}},"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"body":"Nous ne pensons pas que ce soit le cas. Toutefois, des tensions importantes subsistent. Que se passe-t-il donc réellement sur les marchés mondiaux ? Quelles sont les conséquences ? Voici quelques réponses.","subtitle":"Les turbulences dans le secteur bancaire mondial et les conséquences d'un resserrement monétaire agressif ont conduit certains à se demander si nous sommes au bord d'une nouvelle crise financière.","title":"Marchés et update financier - Quel est l'impact de la turbulence des marchés financiers ?"},"date":"2023-03-28","readingTime":4},"publishDate":"2023-10-23T15:40:08.113+02:00"}}