{"type":"document","data":{"contentType":"onecms:editorialPage","flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"description":"Découvrez l'analyse de nos experts","robotInstruction":{"noFollow":false,"noIndex":false}},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"L’Europe entend reprendre sa sécurité en main"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Il arrive que l&apos;on sente les plaques tectoniques de l&apos;économie mondiale bouger sous nos pieds. C&apos;est le cas en ce moment ! Mardi passé en fin de journée, les dirigeants des deux principaux partis politiques en Allemagne, les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates, ont annoncé leur intention de modifier la constitution afin d&apos;emprunter 900 milliards d&apos;euros pour alimenter deux fonds destinés à accroître les dépenses en matière de défense et d’infrastructures.</p><p>Sous l&apos;impulsion de l&apos;Allemagne, l&apos;Union européenne (UE) a accepté d&apos;entamer des discussions sur une réforme à long terme de ses règles budgétaires, qui limitent la dette des États membres à 60 % du PIB et leur déficit à 3 %, afin de permettre à ses États membres d’accroître leur budget alloué à la défense. La Commission européenne estime qu&apos;environ 650 milliards d&apos;euros pourraient ainsi être dégagés. Par ailleurs, le bras exécutif de l&apos;UE se dit également prêt à accorder des prêts d&apos;une valeur de 150 milliards d&apos;euros pour l&apos;achat de nouveaux équipements militaires.</p><p>La politique de l&apos;UE a été longtemps façonnée et bridée par la volonté de l&apos;Allemagne de conserver une certaine orthodoxie budgétaire. Mais, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ne veulent plus être le principal garant de la sécurité en Europe. Ils semblent aussi avoir pris la décision radicale de soutenir la Russie plutôt que l’Ukraine. Du coup, Berlin et l&apos;UE sont aujourd’hui contraints de se montrer plus dispendieux. Pour reprendre en main leur sécurité et, selon un slogan désormais bien connu, « Make Europe Great Again », ils n’ont pas d’autre choix que de dénouer les cordons de la bourse, ce qui n’est pas sans provoquer de violents remous sur les marchés financiers.</p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Quelle est la réaction des marchés financiers ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<ul><li>La réaction la plus vive a été logiquement observée sur le marché des emprunts d’Etat où le rendement des obligations allemandes (Bunds) à 10 ans a bondi de 0,50 %. Il s’agit de sa plus forte variation depuis la chute du mur de Berlin et la réunification de l&apos;Allemagne en 1990 ! Le mouvement de méfiance des investisseurs obligataires, qui réagissent souvent de manière épidermique lorsque l’on évoque la hausse des dépenses publiques, ne s’est pas limité à la dette allemande, mais a aussi fait grimper les rendements obligataires en Italie, en France et au Royaume-Uni. Toutefois, il convient de pondérer un peu cette brusque correction en rappelant que le rendement des Bunds à 10 ans (2,85 %) reste inférieur à celui des emprunts d’Etat aux Etats-Unis (4,2 %), au Royaume-Uni (4,6 %) ou dans n&apos;importe quel autre pays de l&apos;UE. Ce qui démontre que l’effort consenti par l’Allemagne n’est pas jugé délirant par le marché !</li><li>Sur le marché boursier, qui tente toujours d’appréhender les va-et-vient incessants de Donald Trump en matière de droits de douane, on constate que les investisseurs continuent à alléger leurs positions aux États-Unis et à se tourner davantage vers l&apos;Europe, en particulier l&apos;Allemagne. Confrontés à la crise commerciale et à la possible rupture du lien transatlantique, ces derniers continuent manifestement de penser que les États-Unis s&apos;en sortiront moins bien que l&apos;Allemagne et l’Europe.</li></ul>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Quels impacts sur la stratégie d’investissement ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<ul><li>Pour le <strong>marché des taux</strong>, la fin de l’orthodoxie budgétaire allemande et la forte augmentation des dépenses publiques en Europe constituent indéniablement une perspective inquiétante qui est de nature, avec les craintes inflationnistes et la baisse des achats de dette souveraine par la Banque centrale européenne (BCE), à pénaliser les emprunts d’Etat continentaux. Mais, lorsque le stress initial sera retombé, nous nous attendons à ce que, de part et d’autre de l’Atlantique, les taux d’intérêt se détendent sous l’effet de l’atterrissage en douceur de l’économie américaine. Pour peu que le ralentissement de la croissance US prenne le dessus sur les craintes inflationnistes induites par la hausse des droits de douane, on pourrait même voir les banques centrales baisser davantage leurs taux directeurs que ce qui est actuellement anticipé.</li><li>Mais, pour le moment, notre préférence se porte toujours sur les <strong>obligations d’entreprise de bonne qualité</strong> (‘Investment Grade’) qui bénéficient de rendements un peu plus élevés (4,5% en moyenne, contre 1,2% fin 2020) et une moindre volatilité que les obligations souveraines. On se souviendra que le marché du crédit a toujours été moins volatil que le marché de la dette publique, sauf lors des trois dernières crises - la crise des subprimes, la crise de la dette publique en zone euro et la pandémie de Covid. Comme nous ne prévoyons pas de nouvelle crise du crédit, la dette Investment Grade devrait continuer à surperformer.</li><li>Pour ce qui a trait au <strong>marché boursier</strong>, nous restons constructifs à l’égard de l’<strong>Europe </strong>en raison des espoirs de cessez-le-feu en Ukraine, de niveaux de valorisation 40 % moins élevés qu’aux Etats-Unis et d’une BCE plus accommodante que la Réserve Fédérale US. Et ce même si nous sommes conscients que la guerre commerciale, le fort rebond des cours et une croissance peu dynamique peuvent jouer les trouble-fêtes. Nous restons également constructifs à l’égard des <strong>Etats-Unis</strong> car la baisse de régime des Sept Magnifiques et du secteur IT devrait être compensée par la probable accélération de la croissance bénéficiaire du reste du marché.</li><li>Par ailleurs, nous sommes désormais plus prudents sur le secteur IT car ses valorisations et les attentes du marché relatives aux débouchés de l’intelligence artificielle sont si élevées que le secteur n’est pas à l’abri d’une déception. En revanche, nous restons positifs sur les <strong>services de communication</strong> dont les valorisations demeurent plus raisonnables, et le <strong>secteur financier</strong> qui devrait bénéficier de la pentification de la courbe des taux et d’un possible processus de déréglementation.</li><li>Enfin, nous privilégions toujours l’<strong>or</strong> qui bénéficie des pressions inflationnistes, de l&apos;instabilité politique et économique, des achats des banques centrales et d&apos;une valorisation attractive.</li></ul><p> </p><p> </p><p> </p>"}}]},"hasMacro":false,"id":"de7be918-8f33-43d4-99f7-ff221f97f9a4","localeString":"fr-BE","mainHeaderZone":{"backLink":{"textLink":{"text":"Actus","url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers"}},"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"body":"Après l’onde de choc mondiale provoquée par la catastrophique réunion entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche, les Européens ont pris conscience qu’il ne fallait plus compter sur l’aide des Etats-Unis pour assurer leur sécurité et la défense de l’Ukraine. L’urgence est telle que même les Allemands sont désormais prêts à abandonner leur sacro-sainte orthodoxie budgétaire et accroître leurs dépenses en matière de défense et d’infrastructures ! Cela a évidemment un gros impact sur les marchés et, en particulier, sur celui des emprunts d’Etat où le taux allemand à 10 ans a connu sa plus forte hausse depuis la chute du mur de Berlin. Mais aussi en Bourse où, les investisseurs allègent leur position sur les Etats-Unis et son secteur technologique pour se tourner davantage vers l’Europe. Pour savoir comment s’adapte notre stratégie d’investissement, n’hésitez pas à lire l’article…","headerImage":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/390fde18fb137cc5/original/A-close-up-of-terrestrial-globes.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/5883a875-b829-4218-becd-d3201b781d4b/A-close-up-of-terrestrial-globes","type":"image","width":4733},"title":"Marchés et défense : Impact de l'affaiblissement de l’Alliance Transatlantique sur l'Europe"},"date":"2025-03-11","readingTime":5},"publishDate":"2025-03-18T16:38:02.633+01:00"}}