{"type":"document","data":{"contentType":"onecms:editorialPage","flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"description":"Découvrez l'analyse de nos experts","robotInstruction":{"noFollow":false,"noIndex":false}},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Rarement la scène géopolitique aura été aussi bouleversée que ces dernières années. Après l&apos;invasion de l&apos;Ukraine par la Russie et la guerre commerciale de Donald Trump, <span>ce fut</span> au tour du conflit au Moyen-Orient <span>de jeter de l’huile sur le feu</span>. <span>Souhaitant empêcher l&apos;Iran de se doter de la bombe nucléaire, Israël a lancé le 13 juin un raid surprise contre une partie des infrastructures nucléaires et militaires iraniennes. S’en est suivi une guerre de douze jours, au cours de la laquelle les deux pays se sont rendus coup pour coup. Jusqu’à ce que les Etats-Unis interviennent le 21 juin en bombardant les sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan.</span></span></span></span></p><p> </p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Même s’il est difficile de savoir si la coalition américano-israélienne est parvenue à frapper un coup fatal au programme iranien d&apos;enrichissement nucléaire à des fins militaires, cela a toutefois permis de ramener les différents protagonistes à la raison et d’aboutir à un cessez-le-feu le 24 juin.</span> <span>Du coup, l’incertitude géopolitique sur les marchés financiers s’est fortement dégonflée, tout comme la volatilité des actifs à risque. Sans surprise, là où la baisse de la volatilité est la plus visible c’est sur le marché pétrolier.</span></span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Retour au calme sur le marché pétrolier…"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>La crainte d&apos;une extension du conflit dans une région où se concentre un tiers de la production pétrolière mondiale <span>avait, dans un premier temps,</span> <span>entraîné une forte hausse des cours du baril de Brent qui étaient passés de 69 USD à plus de 80 USD</span>. <span>L’annonce de la fin des hostilités a donc logiquement provoqué le phénomène inverse : les prix pétroliers se sont repliés à 68 USD.</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Un soulagement qui s’explique essentiellement par le fait que le marché pétrolier ne redoute plus la fermeture du détroit d&apos;Ormuz. Rappelons que cette voie maritime </span>concentre près de 25% du commerce mondiale de pétrole et 20% du commerce mondial de gaz naturel liquéfié<span>.</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Le retour au calme sur le marché pétrolier est d’autant plus compréhensible qu’avant l’entrée en guerre d’Israël contre l’Iran, les cours du brut étaient orientés à la baisse, le marché étant très bien approvisionné. </span>L&apos;Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (« OPEP+ ») n’a, en effet, cessé d’augmenter sa production de pétrole depuis le début de l’année. En mai, sa production dépassait son quota de production officiel de 489. 000 barils par jour. En outre, le cartel dispose d&apos;une capacité excédentaire de production qui reste très importante (environ 5 millions de barils par jour) et qui, le cas échéant, <span>aurait pu</span> permettre de compenser <span>l’éventuelle</span> disparition du pétrole iranien - l&apos;Iran exporte environ 1,7 million de barils par jour.</span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"… et baisse de l’aversion au risque"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Sur les marchés boursiers, l’apaisement des tensions entre Israéliens et Iraniens et le dégonflement des prix pétroliers suscitent évidemment un soulagement, mais confirme surtout qu’ils avaient vu juste en gardant leur sang-froid. L’indice MSCI des principales actions mondiales avait abandonné moins de 1% (en euros) depuis le début des hostilités et affichait un repli de moins de 3% depuis son sommet du mois de mai. Depuis l’annonce du cessez-le-feu, il enregistre un gain de plus de 1% et affiche un nouveau sommet historique lorsqu’il est coté en dollar US.  </span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Par contre, les valeurs considérées comme refuge en période d’instabilité, à savoir l’or et les obligations les plus sûres, font l’objet de quelques prises de bénéfices. Ce qui est logique lorsque s’atténue l’aversion au risque.</span></span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"Quid de la stratégie d’investissement ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Les derniers événements <span>plaident pour une</span> <span>stabilisation des prix pétroliers, à condition bien sûr que la paix puisse durablement s’installer entre Israël et l’Iran et qu&apos;il n&apos;y ait plus de menace de fermeture du détroit d&apos;Ormuz. À ce stade, le risque d&apos;une rupture d&apos;approvisionnement sur le marché pétrolier semble pouvoir être écarté. Mais la volatilité des prix du pétrole n’a peut-être pas dit son dernier mot. Faire taire les armes c’est une chose, instaurer la paix s’en est une autre !<strong> </strong>Rappelons que la prime de risque incorporée dans les cours du brut, qui a culminé le 23 juin à près de 10 dollars/baril, a connu des poussées de fièvre beaucoup plus importantes par le passé. Elle a bondi à 25-30 USD le baril lors des principales crises géopolitiques depuis 2016. Elle a même atteint un pic de 58 USD en mars 2022, peu après l&apos;invasion de l&apos;Ukraine par la Russie !</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Par ailleurs, les échéances commerciales sont nombreuses. Le 9 juillet marquera la fin de la période de négociation entre l’Europe et les États-Unis. Si l’hypothèse d’un droit de douane minimal de 10 % semble acquise, le risque est réel de voir ce taux grimper à 50 % en l’absence d’accord. En août, les négociations sino-américaines connaîtront également leur dénouement. Là encore, les risques de perturbation sont majeurs. </span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Sur le front budgétaire, les tensions sont également vives. Aux États-Unis, le Congressional Budget Office estime que le plafond de la dette sera atteint d’ici août. Un relèvement de 4 à 5 trillions de dollars est discuté, mais l’opposition politique complique l’équation. Simultanément, l’administration Trump souhaite réduire la taxe sur les sociétés de 21 % à 15 %, ce qui coûterait 600 milliards de dollars supplémentaires. En Europe, la question budgétaire pourrait aussi faire vaciller certains gouvernements, notamment en France où un ajustement de 40 milliards d’euros est encore en suspens.</span></span></span></span></p><p><span><span><span><span lang=\"FR-BE\" dir=\"ltr\">Dans ce contexte, il semble judicieux de conserver en portefeuille certains actifs qui, comme l’or et les obligations de bonne qualité crédit, peuvent jouer un rôle de stabilisation en cas de nouvelle hausse de l’aversion au risque.</span></span></span></span></p><p><span><span><span>Pour ce qui est des actions, qui ont connu un spectaculaire rebond depuis leur point bas du 8 avril (+<span>14</span>%, en euros, pour l’indice MSCI des principales actions mondiales), la stratégie d’investissement continue de mettre en avant les secteurs disposant de belles perspectives bénéficiaires, comme c’est le cas pour les secteurs de la technologie et de la finance.  </span></span></span></p><p> </p>"}},{"componentType":"cta","textLink":{"text":"Des questions ? Nos experts sont à votre disposition pour vous aider.","url":"https://www.ing.be/fr/particuliers/services/contactez-nous-rendez-vous"}}]},"hasMacro":false,"id":"0e6bbc68-1752-427f-8c1e-8a56d083ea61","localeString":"fr-BE","mainHeaderZone":{"backLink":{"textLink":{"text":"Actus","url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers"}},"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"body":"L’intervention des Etats-Unis dans la guerre qui oppose Israël à l’Iran depuis le 13 juin semble avoir permis de ramener les deux protagonistes à la raison et d’aboutir à un cessez-le-feu. Cette désescalade dans le conflit s’accompagne d’une baisse des cours du brut tout aussi rapide que la hausse provoquée par le début des hostilités. Quel impact cela a-t-il sur les marchés financiers et la stratégie d’investissement ? Vous trouverez la réponse à la question dans l’analyse qui suit…","headerImage":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/182f12d8e5fc31e6/original/Street-of-Hormuz.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/07ac7017-8def-45f7-a30b-a711b31e3a52/Street-of-Hormuz","type":"image","width":1920},"title":"Le Moyen-Orient sous tension"},"date":"2025-06-25","readingTime":5},"publishDate":"2025-06-25T08:46:11.153+02:00"}}