{"type":"document","data":{"complementaryZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"À découvrir aussi !"},{"cards":[{"body":"Podcast | Pourquoi la BCE pourrait relever ses taux le 11 juin","cardSize":"medium","cardType":"article","componentType":"articleCard","date":"2026-06-02","image":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/asset/7b7a3e11-16f3-4f9c-bf7b-bc50e9a1cac2/-112-FR.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/7b7a3e11-16f3-4f9c-bf7b-bc50e9a1cac2/-112-FR","type":"image","width":3000},"link":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers/podcast-ecocheck"},"title":"Ecocheck podcast #112"},{"body":"Un accord provisoire entre les États-Unis et l'Iran apporte un certain soulagement sur les marchés de l'énergie, mais l'incertitude reste grande. Même si les prix du pétrole baissent, ils restent toujours élevés en raison de perturbations persistantes.","cardSize":"medium","cardType":"article","componentType":"articleCard","date":"2026-06-16","image":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/7d4bbd1c89f73af5/original/Detroit-Ormuz.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/6a17a986-8d0e-4abe-8031-61fed121b759/Detroit-Ormuz","type":"image","width":831},"link":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers/update-economique-mensuel"},"title":"Update économique mensuel"}],"componentType":"cards"}]},"contentType":"onecms:editorialPage","flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"description":"Nos experts économistes analysent la situation économique en Belgique et partagent leurs perspectives.","robotInstruction":{"noFollow":false,"noIndex":false}},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"1. Première moitié de l’année difficile"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Au premier trimestre, le PIB de la Belgique a progressé de 0,2% par rapport au trimestre précédent, soit de 0,8% sur un an. L’essentiel de la croissance est lié à un rebond de la consommation des ménages (+0,6%), alors qu’elle avait stagné durant la deuxième moitié de 2025. Du côté de la production, il faut souligner la mauvaise performance, encore une fois, du secteur de l’industrie. Au premier trimestre, son activité recule une nouvelle fois de 0,2% par rapport au trimestre précédent. En fait, la valeur ajoutée de ce secteur n’a plus progressé depuis la fin de 2019 !</span></span></span></p><p><span><span><span>Les chiffres du premier trimestre ne reflètent que très peu l’impact de la guerre au Moyen-Orient : les premières frappent datent de fin février et durant les premières semaines du conflit, une majorité des ménages et des entreprises considéraient probablement que le conflit serait de courte durée. Dès lors, malgré une réaction vive des prix de l’énergie, ils n’ont pas fondamentalement modifié leur comportement. </span></span></span></p><p><span><span><span>Le deuxième trimestre apparaît cependant plus faible : la hausse des prix de l’énergie a fait nettement baisser la confiance tant des entreprises que des ménages. En particulier, les ménages revoient fortement à la baisse l’opportunité de se lancer dans des achats importants. Les effets de la hausse des prix de l’énergie se font d’autant plus sentir que les autorités n’ont pratiquement pris aucune mesure pour compenser cette hausse auprès des ménages ou des entreprises. La raison en est évidente : les finances publiques ne le permettent pas (voir le point 3).</span></span></span></p><p><span><span><span>Concrètement, sur base de ses modèles de nowcasting, la Banque nationale estime que le PIB de la Belgique a stagné au deuxième trimestre. Ceci est en ligne avec notre propre prévision. Il ne serait même pas surprenant que le deuxième trimestre se solde par une croissance négative. </span></span></span></p>"},"video":{"type":"video","originalUrl":"https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/Eco-BB-video-juin-2026-FR.mp4","videoPreviewURLs":["https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/720p/Eco-BB-video-juin-2026-FR.mp4","https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/1080p/Eco-BB-video-juin-2026-FR.mp4","https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/480p/Eco-BB-video-juin-2026-FR.mp4","https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/mp4/Eco-BB-video-juin-2026-FR.mp4"],"thumbnails":{"mini":"https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/thumbnail/mini-Eco-BB-video-juin-2026-FR","webimage":"https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/thumbnail/webimage-Eco-BB-video-juin-2026-FR","thul":"https://assets.ing.com/asset/0cd265b4-7f47-4b68-a90c-5c0b97266b59/thumbnail/thul-Eco-BB-video-juin-2026-FR"},"extension":["mp4"]}},{"componentType":"sectionTitle","title":"2. Les mesures d’assainissement vont produire leurs premiers effets"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Le gouvernement fédéral a pris une série de mesures visant à la fois à réduire le déficit public et à renforcer la croissance potentiel de l’économie, notamment au travers d’une participation plus élevée au marché du travail. La plupart des mesures décidées entrent ou sont entrées récemment en application. Dans le contexte actuel de faible activité et hausse de l’inflation, l’impact de trois mesures devra être surveillé dans les prochains mois : </span></span></span></p>"}},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Au premier trimestre de cette année, les créations d’emplois sont restées faibles et on peut craindre que la faible croissance économique n’améliore pas cette situation. Cependant, depuis le 1er janvier, les allocations de chômage sont limitées à 2 ans (elles étaient illimitées dans le temps précédemment). Ceci entraine une diminution du nombre de personnes bénéficiant d’une allocation de chômage et une économie pour le gouvernement fédéral. Par contre, l’impact sur le marché du travail dépend de nombreux facteurs : le gouvernement table sur le fait que les personnes en fin de droit renforceront leurs efforts pour trouver un emploi. Il sera donc intéressant de voir, dans les prochains mois, si la mesure porte ses fruits. Si ce n’est pas le cas, la fin des droits au chômage représentera une perte de revenu pour les personnes concernées, ce qui pourrait peser sur la consommation des ménages et donc la croissance économique en deuxième partie d’année. </span></span></span></p>"},"title":"Limitation des allocations de chômage"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Le gouvernement a aussi décidé d’étendre les flexi-jobs, ce système permettant à des personnes ayant déjà un emploi d’avoir un autre emploi à temps partiel et à horaire flexible, à des conditions fiscales très avantageuses. L’objectif est d’aider des secteurs ayant besoin d’une main d’œuvre flexible à trouver du personnel, tout en permettant aux travailleurs d’augmenter leurs revenus. Cette année, ce système sera accessible à l’ensemble des secteurs. A priori, ceci devrait être une bonne chose pour l’économie. Ceci étant, le système n’est pas dénué d’inconvénients. Tout d’abord, il ne rapporte que très peu de moyens financiers à l’Etat. De plus, l’avantage fiscal est tel que certains travailleurs pourraient être tentés de diminuer leur temps de travail dans leur emploi principal pour consacrer plus de temps à leur emploi flexible, compte tenu de son avantage fiscal. L’emploi total ne va donc pas nécessairement augmenter. Enfin, il diminue la capacité des personnes au chômage de trouver un emploi dans certains secteurs pour lesquels il est beaucoup plus confortable d’utiliser de la main d’œuvre flexible et peu fiscalisée. Les prochains mois montreront si oui ou non l’extension du régime à l’ensemble des secteurs est susceptible de créer des emplois.</span></span></span></p>"},"title":"Flexibilisation du marché du travail"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>En juillet, une autre mesure va prendre effet : les salaires ne seront indexés temporairement que jusqu’à 4.000€. Pour les allocations sociales et les pensions, la limite a été fixée à 2.000€. Or, l’inflation dépassant déjà 4%, la limitation de l’indexation, même temporaire, va mettre la pression sur le pouvoir d’achat d’une partie des ménages. Le gouvernement table sur le fait que les ménages concernés épargnent une partie importante de leur revenu, si bien que l’effet de la mesure se verra plus sur l’épargne que sur la consommation. Cette hypothèse sera confrontée à la réalité en deuxième partie d’année, mais nous nous attendons malgré tout à un léger effet négatif sur la dynamique de consommation. </span></span></span></p>"},"title":"Limitation de l’indexation automatique"},{"componentType":"sectionTitle","title":"3.\tFinances publiques: l’Europe donne un peu de temps"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Les finances publiques restent clairement sous pression, ce qui s’est soldé, ces derniers mois, par une dégradation de la note souveraine de la Belgique par deux agences de notation. Concrètement, le gouvernement fédéral s’est lancé dans un exercice visant à trouver 6 à 7 milliards € de manière structurelle. Si un accord devait être trouvé et que des mesures devaient être mises en œuvre dès la seconde partie d’année, cela pourrait avoir un impact sur la croissance économique, d’autant plus qu’il sera difficile de réaliser un tel effort sans augmenter la fiscalité. Ceci dit, aucune piste n’a encore émergé jusqu’ici et il est peu probable qu’un accord puisse être trouvé rapidement vu l’ampleur de l’effort à réaliser. C’est peut-être une bonne nouvelle pour l’économie, mais cela signifie aussi que les finances publiques resteront alors en mauvais état.</span></span></span></p><p><span><span><span>Sur une note plus positive, on se rappellera que récemment, la Commission européenne a décidé de mettre la procédure de déficit excessif à l’encontre de la Belgique sur pause. Cela ne signifie pas que la procédure est stoppée. Mais la Commission reconnaît les efforts entrepris jusqu’ici par les autorités belges et ne juge pas nécessaire de passer pour l’instant à l’étape suivante de la procédure. </span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"En conclusion : une croissance modeste et une inflation… qui l’est beaucoup moins."},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Tenant compte des éléments ci-dessus et du contexte économique en zone euro, nous nous attendons donc à une croissance faible cette année en Belgique, de l’ordre de 0,7% (contre 1.0% l’année dernière). Nous pensons en effet que le contexte de prix de l’énergie élevés pèsera sur les investissements des entreprises et la consommation des ménages. Cette dernière sera aussi affectée par l’impact des mesures prises récemment par le gouvernement. La Banque nationale, qui a publié aujourd’hui ses propres projections économiques, prévoit une croissance encore plus faible de 0,6%. </span></span></span></p><p><span><span><span>A l’inverse, il faut s’attendre à une inflation anormalement élevée cette année. Elle dépasse actuellement 4% et devrait atteindre 3,6% en moyenne sur l’année. La Banque nationale prévoit 3,4%. </span></span></span></p><p><span><span><span>Bref, l’économie belge n’est pas dans sa meilleure forme : dans un contexte géopolitique tendu et de choc énergétique, la croissance économique est en panne, à un moment où l’inflation et l’assainissement budgétaire pèsent déjà sur les ménages et les entreprises</span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"En savoir plus ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Pour mieux comprendre l&apos;actualité économique et les implications pour votre entreprise, retrouvez <a data-type=\"internal\" href=\"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers\">les analyses financières et économiques de nos économistes.</a></p>"}}]},"hasMacro":false,"id":"23313432-2310-405d-9c17-d8adb0265e50","localeString":"fr-BE","mainHeaderZone":{"authorInfo":{"authorName":"Philippe Ledent","image":{"extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/312f225fb35c4929/original/Philippe-Ledent.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/66f96412-88c5-462c-b78b-f8866d659734/Philippe-Ledent","type":"image","width":1920},"intro":"Membre du département de recherche économique d'ING.","jobTitle":"Expert économiste - ING Belgique"},"backLink":{"textLink":{"text":"Economie et marchés financiers","url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers"}},"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"body":"La première moitié de l’année a été très modérée pour l’économie belge, et les prochains trimestres ne s’annoncent pas nécessairement plus dynamiques. Les prix de l’énergie jouent un rôle dans cette situation, mais la guerre au Moyen-Orient n’explique pas tout. L’impact des mesures d’assainissement budgétaire sur la consommation des ménages joue également un rôle.","headerImage":{"altTextDE":"\"","altTextEN":"\"","altTextFR":"\"","altTextNL":"\"","extension":"jpg","original":"https://assets.ing.com/m/658fda85d54505f3/original/Manneken-pis-statuettes-in-tourist-shop.jpg","transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/901888e3-d15b-4f0d-b44f-37687e1f46da/Manneken-pis-statuettes-in-tourist-shop","type":"image","width":4032},"subtitle":"Philippe Ledent, Expert economist chez ING, fait le point sur la situation économique en Belgique.","title":"Trois choses à savoir sur l’économie belge"},"date":"2026-06-15","readingTime":3},"publishDate":"2026-06-15T10:47:02.703+02:00"}}