{"type":"document","data":{"id":"23313432-2310-405d-9c17-d8adb0265e50","localeString":"fr-BE","publishDate":"2026-03-25T08:55:14.509+01:00","contentType":"onecms:editorialPage","hasMacro":false,"flexPageMetadata":{"afmBanner":false,"robotInstruction":{"noIndex":false,"noFollow":false},"description":"Nos experts économistes analysent la situation économique en Belgique et partagent leurs perspectives."},"mainHeaderZone":{"componentType":"editorialHeader","coreHeader":{"title":"Guerre au Moyen-Orient : Quel impact sur la Belgique ?","subtitle":"Philippe Ledent, Expert economist chez ING, fait le point sur la situation économique en Belgique.","body":"Après le Covid en 2020, l’invasion de l’Ukraine en 2022 et le choc protectionniste des Etats-Unis en 2025, l’économie mondiale vit en ce moment un nouveau choc majeur. Chaque choc est différent et les conséquences économiques et financières dépendent de nombreux facteurs. Néanmoins, on peut déjà affirmer que l’ampleur et la durée de la guerre au Moyen-Orient se feront sentir sur l’économie belge. Dans quelle mesure ? Cet article en donne un aperçu, compte tenu de notre hypothèse de travail au sujet du conflit. Nous adapterons encore cette hypothèse de travail et le scénario économique en fonction des développements du conflit.","headerImage":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/901888e3-d15b-4f0d-b44f-37687e1f46da/Manneken-pis-statuettes-in-tourist-shop","type":"image","width":4032,"altTextEN":"\"","altTextNL":"\"","altTextFR":"\"","altTextDE":"\"","original":"https://assets.ing.com/m/658fda85d54505f3/original/Manneken-pis-statuettes-in-tourist-shop.jpg","extension":"jpg"}},"backLink":{"textLink":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers","text":"Economie et marchés financiers"}},"date":"2026-03-24","readingTime":3,"authorInfo":{"authorName":"Philippe Ledent","jobTitle":"Expert économiste - ING Belgique","intro":"Membre du département de recherche économique d'ING.","image":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/66f96412-88c5-462c-b78b-f8866d659734/Philippe-Ledent","type":"image","width":1920,"original":"https://assets.ing.com/m/312f225fb35c4929/original/Philippe-Ledent.jpg","extension":"jpg"}}},"flexZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"1. Quel scénario ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>Très tôt, le président Trump avait déclaré que la guerre pourrait durer jusqu&apos;à quatre ou cinq semaines. Par ailleurs, bien que les informations soient souvent contradictoires, peu de choses laissent présager une désescalade imminente. Comme prévu, les frappes se poursuivent au-delà des cibles militaires fixes pour atteindre les infrastructures. L&apos;Iran, dont la survie du régime est menacée, intensifie par ailleurs la guerre économique asymétrique, harcelant durablement le trafic des pétroliers par un blocage du détroit d&apos;Ormuz (par lequel transitent 20 millions de barils de pétrole par jour et plus de 100 milliards de mètres cubes de GNL par an).</span></span></span></p><p><span><span><span><strong>Nous considérons qu’un blocage presque total du Détroit se maintiendra au moins jusque fin du mois. En avril, notre hypothèse de travail est un trafic diminué de moitié dans le Détroit, et les perturbations se prolongeraient jusque fin juin. Au-delà du blocage, des installations d’extractions et de raffinage ont été touchées, ce qui augmente les perturbations dans l’approvisionnement présent et futur de pétrole, de gaz et de certaines autres matières premières (comme l’Aluminium, dont le Qatar est un important producteur)</strong>. Un tel scénario entrainerait une perte cumulée de 850 millions de barils de pétrole. Il faut à ce titre se rappeler que la consommation mondiale de pétrole est de l’ordre de 105 millions de barils par jour. Pour le marché du gaz, la perte serait également importante, mais elle pourrait être en grande partie compensée par l’arrivée massive de nouvelles capacités sur le marché cette année. </span></span></span></p><p><span><span><span><strong>Le scénario du pire, à savoir une escalade vers une guerre totale impliquant également un élargissement du conflit à d’autres pays, nous paraît encore, à ce stade, peu probable et n’est pas notre scénario de base</strong>. Cela représenterait évidemment un choc d&apos;approvisionnement en énergie d&apos;une ampleur historique. Toute la région deviendrait instable et les implications pour les marchés seraient décuplées : le pétrole se maintiendrait au-delà de 120 dollars, on assisterait à une correction des marchés d’actions de grande ampleur, une fuite massive vers les actifs non risqués, une perturbation prolongée de la chaîne d&apos;approvisionnement en Chine et en Europe, et un dilemme pour les banques centrales qui n&apos;a pas de réponse claire (coincée entre la chute d’activité et la hausse de l’inflation). </span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"2. Quelle conséquence sur les prix de l’énergie ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>A ce jour, le blocage du détroit d’Ormuz et les frappes de l’Iran sur des infrastructures pétrolières et gazières ont fait monter le baril de pétrole (type BRENT) à près de 120$/bbl (soit 53$ de plus qu’avant le début des frappes et 65$ de plus qu’en début d’année). Le marché du gaz est également nerveux, le prix du contrat de gaz à un mois atteignant à ce jour près de 65€/Mwh, soit plus du double de son niveau de début d’année. </span></span></span></p><p><span><span><span><strong>Durant les deux à trois prochaines semaines, nous pensons que le prix du baril de BRENT pourrait rester supérieur à 100$/bbl. </strong>Sur l’ensemble du premier trimestre de l’année, le prix moyen du pétrole atteindrait alors plus de 75$/bbl, alors que les deux premiers mois du trimestre ont été marqués par un niveau de prix faible. Mais c’est au deuxième trimestre que la crise prendrait sa pleine mesure, le prix du pétrole s’établissant à plus de 90$/bbl en moyenne sur l’ensemble du trimestre. La deuxième partie de l’année verrait un reflux des prix du pétrole et du gaz, mais le prix du pétrole s’établirait toujours largement au-dessus de 75$/bbl, alors que le prix du gaz resterait proche de 40€/Mwh.</span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"3. Quelles conséquences pour l’économie belge ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>C&apos;est en Europe que les conséquences macroéconomiques se feront le plus sentir, et le moment ne pourrait être plus mal choisi. La zone euro sortait enfin de sa longue période de stagnation, avec de timides signes d’accélération. Aujourd&apos;hui, la région pourrait être confrontée à un choc énergétique qui viendrait s&apos;ajouter au choc commercial.</span></span></span></p><p><span><span><span>La faiblesse de l’Europe vient évidemment du fait qu’elle importe la quasi-totalité de son pétrole et une part importante de son GNL. Une flambée des prix de l&apos;énergie, voire une perturbation de l&apos;approvisionnement en énergie, pourrait rappeler la crise du coût de l&apos;énergie survenue entre la fin de l&apos;année 2021 et 2023 (prix du Brent approchant 140$/bbl et prix du gaz dépassant 300€/Mwh en 2022). Mais nous en sommes encore loin et, dans notre scénario actuel de base, de tels niveaux ne devraient pas être atteint. </span></span></span></p><p><span><span><span>Par ailleurs, il existe actuellement deux différences importantes par rapport à la situation de 2022 : Primo, l&apos;Europe n&apos;a pas besoin de se séparer de son fournisseur le plus important de gaz. EN 2022, il fallait dans l’urgence réorganiser tout le marché pour se séparer des importations russes. Aujourd’hui, cette réorganisation est achevée. En 2025, les Etats-Unis ont livré 60% des importations européennes de GNL, les pays du Golf ne représentant « que » 8% de l’approvisionnement en GNL. Secundo, la crise des prix du pétrole et du gaz survient à la fin de l&apos;hiver, et non au début, ce qui donne plus de délai au marché pour absorber le choc. </span></span></span></p><p><span><span><span><strong>Compte tenu des prix de l’énergie attendus dans le cadre de l’hypothèse de travail évoquée plus haut, l’inflation belge devrait effectivement rebondir par rapport à son niveau (très bas) de février (1,45%), particulièrement au deuxième trimestre de cette année</strong> (compte tenu du délai habituel entre les prix de marché et leur impact sur les factures d’énergie). <strong>Il ne serait pas étonnant de voir l’inflation dépasse largement 3%. </strong>Mais l’inflation devrait se normaliser à nouveau en deuxième partie d’année. La hausse brutale des prix de l’énergie affecte forcément le pouvoir d’achat des ménages et les coûts des entreprises. Pour certains secteurs de l’économie (transport, chimie,…), le choc pourrait rapidement provoquer une baisse forcée de l’activité. L’impact du choc sur les ménages et les entreprises se soldera donc par une diminution de la croissance économique. <strong>Néanmoins, si une diminution des tensions s’observe effectivement à partir du mois d’avril et que la deuxième partie de l’année est marquée par une normalisation de la production et du transport d’énergie, l’impact serait limité et la croissance économique belge de 2026, qui était prévue à 0,9% en début d’année, ne baisserait que légèrement (0,8%). </strong></span></span></span></p><p><span><span><span>Au niveau européen, si le rebond de l’inflation reste temporaire, cela ne devrait pas provoquer de hausse de taux de la BCE. On observe néanmoins une pression à la hausse sur les taux longs (ils ont progressé de plus de 40 points de base depuis le début du conflit), ce qui pourrait affecter notamment le marché immobilier. </span></span></span></p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"En conclusion"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p><span><span><span>On ne peut qu’insister sur le fait que l’hypothèse d’une durée limitée du conflit et de la normalisation de la situation en deuxième partie d’année est essentielle. Sous cette hypothèse, l’impact sur l’inflation sera non négligeable, mais l’impact sur la croissance sera modéré. </span></span></span></p><p><span><span><span>Nous suivons la situation de près, en collaboration avec nos analystes géopolitiques et des marchés de l’énergie. Toute évolution majeure de la situation nous amènera à réagir rapidement et à vous communiquer ces changements.</span></span></span></p><p> </p>"}},{"componentType":"sectionTitle","title":"En savoir plus ?"},{"componentType":"paragraph","richBody":{"value":"<p>Pour mieux comprendre l&apos;actualité économique et les implications pour votre entreprise, retrouvez <a data-type=\"internal\" href=\"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers\">les analyses financières et économiques de nos économistes.</a></p>"}}]},"complementaryZone":{"flexComponents":[{"componentType":"sectionTitle","title":"À découvrir aussi !"},{"componentType":"cards","cards":[{"componentType":"articleCard","cardType":"article","cardSize":"medium","title":"Ecocheck podcast #109","body":"Podcast | Peut-on prédire la fin du conflit au Moyen-Orient ?","image":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/28e2419c-8806-4cfc-9fb2-1c74660c591f/-109-FR","type":"image","width":3000,"original":"https://assets.ing.com/asset/28e2419c-8806-4cfc-9fb2-1c74660c591f/-109-FR.png","extension":"png"},"date":"2026-04-20","link":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers/podcast-ecocheck"}},{"componentType":"articleCard","cardType":"article","cardSize":"medium","title":"Update économique mensuel","body":"Le monde attend une désescalade","image":{"transformBaseUrl":"https://assets.ing.com/transform/6a17a986-8d0e-4abe-8031-61fed121b759/Detroit-Ormuz","type":"image","width":831,"original":"https://assets.ing.com/m/7d4bbd1c89f73af5/original/Detroit-Ormuz.jpg","extension":"jpg"},"date":"2026-04-22","link":{"url":"/fr/particuliers/actus/economie-et-marches-financiers/update-economique-mensuel"}}]}]}}}